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Administrateur délégué de l’ASBL En Route depuis sa création en 2014, je m’autorise aujourd’hui à vous livrer mon parcours dans la pair-aidance et avant celle-ci…. Tout d’abord je remercie nos nouvelles forces vives qui, en quelques mois, ont mis sur pied plein de projets (newsletter, fiches d’appel et j’en passe) Quel chemin parcouru depuis 2014 ! Nous étions 4, nous sommes aujourd’hui plus d’une vingtaine dans les domaines de la santé mentale, des addictions et de la précarité.

Qu’ai-je à voir, moi, avec la pair-aidance et les domaines d’intervention de notre association?

Je commence mon parcours de soins en santé mentale en 1999. Je souffre d’un trouble dit schizo-affectif.  A cela, comorbidité « oblige », s’ajoute l’addiction à l’alcool pendant une dizaine d’années. La chance que j’aie et, je tiens à le dire, est d’avoir pu terminer un parcours universitaire, parce que touchée par la maladie relativement tard, à 27ans. Une chance qui me permet aujourd’hui de gérer l’asbl. Je reprends aussi, en 2010 des études d’assistante sociale. Je fais mon stage de fin de formation chez Psytoyens : www.psytoyens.be. C’est là que la grande aventure commence. Je rencontre pour la première fois des pairs, des personnes qui ont vécu la même chose que moi et qui en parlent librement… Voilà qui est neuf ! A l’époque, je m’auto-stigmatise beaucoup. Avec mes pairs, je me sens à l’aise, j’ai envie de faire quelque chose, quelque chose de constructif pour le rétablissement de tous ceux qui n’ont pas encore pu surmonter leurs difficultés. Car le rétablissement est possible… pour tous ! Moi, qui ai vécu les délires les plus fous, les hallucinations, les hospitalisations sous contrainte avec descente de police, les dépressions,… je crois que je peux le dire. De là, naît En Route. La suite vous la connaissez peut-être, et si vous ne la connaissez pas, je vous encourage vivement à parcourir notre site internet.  Depuis 2019, nous avons une antenne wallonne également => Page FB En Route Wallonie-Bruxelles.

Aujourd’hui, pour ceux qui n’y croient pas/plus, j’ai également une vie sociale agréable, un compagnon, un emploi à la plate-forme de concertation en santé mentale sur Bruxelles et je pratique la pair-aidance à partir de notre association.

Sophie Céphale