Pour une fonction rémunérée !

A l’AGIDD, l’Association des Groupes d’Intervention en Défense des Droits en Santé Mentale du Québec, on travaille toujours sur plusieurs grands principes qui définissent les valeurs de l’association : la primauté et la globalité de la personne ; la notion du ‘par, pour et avec’ ou encore, le préjugé favorable pour n’en citer que quelques-unes.  Ce dernier principe  signifie que l’on doit soutenir les personnes « dans l’expression de leurs choix et respecter leurs valeurs, selon leurs propres lecture et interprétation de leur réalité ». A noter que la majorité des personnes dans le Conseil d’administration souffre de problèmes de santé mentale. L’une de ces personnes occupe le poste de président(e).  Les missions de l’association sont multiples : répondre aux demandes (problèmes avec l’école, les assurances privées, le médecin…) ; informer ; aider ; accompagner ; former mais attention, pas représenter « la personne se défend elle-même, insiste Doris Provencher, directrice de l’AGIDD. Concernant la pair-aidance, Doris insiste également sur le caractère obligatoire de la rémunération. « La reconnaissance passe par la rémunération ».  Et comme plusieurs autres personnes rencontrées, Doris a un regard nuancé sur la pair-aidance en pointant bien le fait que les expériences avec des pairs-aidants ont été diversement concluantes.  Elle se fait plus critique, à l’instar du regroupement des ressources alternatives par rapport au rétablissement qu’elle définit comme un dogme resté connecté à la maladie (je me rétablis donc j’ai été/je suis malade), une notion individuelle et non collective.